Les Trois Mousquetaires au TNM ou comment revisiter un classique avec humour

Des scènes qui s’enchaînent sans temps morts et des moments aussi drôles que mordants; la pièce Les Trois Mousquetaires, mise en scène par Serge Denoncourt a tout pour plaire. Pas surprenant que 12 supplémentaires aient été ajoutées à la programmation.

Le Théâtre du Nouveau Monde présentait ce spectacle auquel j’ai assisté le 1er septembre dernier. J’ai lu le livre et j’avais encore en tête le film de Randall Wallace L’homme au masque de fer sorti en 1998 avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de D’Artagnan. Rien à voir. Ce soir c’était une comédie et non pas un drame. Un comédie qui ne donne pas place à l’ennui et qui mise sur le caractère jeune et ludique de D’Artagnan, car on oublie souvent que le jeune mousquetaire n’a que 18 ans.

Voilà 3 raisons pourquoi la pièce valait la peine d’être vue:

Philippe Thibault-Denis dans le rôle de D’Artagnan

Il est jeune, il est beau et dégage une énergie et une vivacité contagieuse. Charmant dans son rôle de jeune mousquetaire sans peur et naïf, amoureux et fougueux, Philippe Thibault-Denis nous garde en haleine (il est dans presque toutes les scènes) durant les 2 heures et demie de la pièce. Son jeu est solide, son personnage touchant, drôle et son jeu athlétique nous fait croire qu’il est bel et bien le jeune D’Artagnan d’Alexandre Dumas. Campant pour l’occasion son premier grand rôle au théâtre, il est aussi danseur (en tournée avec Dave St-Pierre sur les spectacles La Pornographies des âmes, Un peu de tendresse bordel de merde et Foudre) ce qui transparaît dans les scènes d’action. Il est sans aucun doute un acteur à surveiller…

Les scènes d’épées (un classique)

Les scènes de batailles sont réglées au quart de tour. En plus de donner du rythme et du dynamisme à la mise en scène, ces scènes sont brillamment exécutées par les interprètes (l’expérience de danse de Philippe Thibault-Denis l’aurait d’ailleurs bien préparé à ses scènes exigeantes). D’ailleurs, ceux-ci auraient eu la chance d’être entraînés par le maître d’armes Jean-Pierre Fournier, internationalement reconnu pour son expérience dans le maniement d’armes d’époque.

Le texte de Pierre Yves Lemieux

Le texte utilise toutes les façons possibles pour divertir le spectateur. Utilisant les jeux de mots  et ajoutant même une touche d’absurde  à la pièce (« Ah la Mode ! » réplique lancée par le personnage de Porthos), les répliques arrivent à nous faire rire toujours au moment où on s’y attend le moins. Produite dans le cadre du Festival Juste pour rire, cette adaptation est une heureuse surprise, qui nous sert un humour intelligent et décapant.

Si tout comme moi vous avez appréciez l’oeuvre (ou non) n’hésitez pas à répondre au sondage ci-dessous !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s